Meryma Haelströme

Autrice de fantasy et de fantastique, Meryma écrit principalement à destination des jeunes adultes et des grands enfants (mais qui n’ont pas froid aux yeux et l’estomac bien accroché).
Elle souhaite offrir à ses lecteurs et lectrices aventures et émotions au travers d’histoires inédites. Ses romans et nouvelles abordent des thèmes forts et variés comme la liberté ou le sacrifice, les discriminations ou le respect (des autres, de soi, de toute forme de vie en générale). Elle tient à développer des personnages atypiques et attachants, pourvus d’une histoire. Et il y a souvent des dragons.

Elle a toujours plusieurs projets sur le feu qui l’appellent telles les sirènes de l’odyssée d’Homère, mais elle s’oblige à aller jusqu’au bout de ce qu'elle entreprend.

 

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Comme tout protagoniste, elle a aussi ses antagonistes, notamment Madame Procrastination et Mr Syndrome-de-l’imposteur. Elle déteste rester sur ses acquis, et se remet en question en permanence, car selon elle, il n’y a que comme cela qu’un être humain évolue. D’ailleurs, cette remise en question est également un élément présent chez la plupart de ses personnages, et ce qui leur permet d’aller de l’avant dans ses récits.

Interview

1) Pourrais-tu nous présenter ton parcours en tant qu’auteur ? 

Toute mon enfance, j’ai été bercée par les contes et légendes, notamment les légendes arthuriennes, mais pas que. Mes parents me lisaient des histoires le soir avant d’aller dormir, et j’ai pris le relais par moi-même quand j’ai su lire.

C’est tout naturellement que j’ai commencé à écrire à l’adolescence, après la séparation de mes parents, peut-être pour exorciser mes angoisses notamment. J’ai publié mes premiers recueils de contes et nouvelles en 2011 en autoédition mais je ne parvenais jamais à terminer mes idées de roman, car je n’avais pas d’organisation. C’est quand j’ai compris qu’un plan m’était indispensable pour organiser mes pensées que j’ai réussi à terminer « La meute » (qui est devenu « Esprit de meute ») par la suite).


2) Peux-tu nous parler d'Esprit de Meute en quelques mots ?

Esprit de meute, c’est un peu une quête initiatique, en quelque sorte. Le personnage principal devra apprendre plein de choses sur lui-même (et sur ses origines) s’il veut évoluer et protéger ses proches.

L’ambiance est assez sombre, beaucoup de scènes se déroulent la nuit et en forêt, c’est assez oppressant.

C’est l’une des histoires les plus « organiques » que j’ai écrites jusqu’à maintenant. Il y a beaucoup de sang lors des combats et je n’y vais pas avec le dos de la cuillère, comme on dit. Mon but n’était pas de provoquer des cauchemars aux lecteurs, mais de leur faire ressentir tout un panel d’émotions.


3) Le fantastique est-il ton genre de prédilection  ?

Mon genre de prédilection, à la toute base, c’est la fantasy. Mais le fantastique a toujours tenu une place importante, surtout en matière de films et séries, moins dans mes lectures et encore moins dans mon écriture. J’ai toujours besoin de cette dimension conte et légende, des phénomènes inexpliqués, un côté merveilleux (ou horrible) pour « arranger » la réalité.


4) Qu’est-ce qui t’a inspiré cette histoire ?

Au départ, Axel était un de mes personnages sur un forum role play (jeu de rôle) dans l’univers de Vampire la Mascarade. Il était l’aîné (biologique) d’une fratrie de cinq ou sept (je ne me rappelle plus) frères et sœurs, et mis à part le nombre, la famille avait la même composition, les mêmes bases, et les mêmes problèmes ! Pour échapper à ce quotidien compliqué, Axel se réfugiait dans les combats illégaux (l’histoire se plaçait aux USA) dans lesquels il excellait dans sa catégorie, puisqu’on le craignait et qu’on le surnommait Night Hammer (le marteau de la nuit).

Lorsque, bien des années plus tard, j’ai repris le personnage pour lui créer son univers et sa propre histoire, je l’ai rendu moins violent, parce que je trouvais cela trop cliché. Mais il était parfait pour en faire un futur Gangrel (les Gangrels sont un clan de vampires qui préfèrent la nature à la société civilisée, de féroces guerriers guidés par leur instinct bestial et qui aiment généralement peu la présence des autres vampires).

Axel est un de mes personnages préférés parmi tous ceux que j’ai créé, et j’ai beaucoup de mal à lui dire au revoir.

Pour ce qui est de l’histoire en elle-même, je suis incapable de répondre. L’intrigue a pris plusieurs directions au fil du temps, jusqu’à devenir ce qu’elle est aujourd’hui. Je pense que j’ai voulu trouver une origine au mythe du loup-garou, et que c’était une piste possible.


5) Pourquoi les lycans ?
Pourquoi pas ? :P

Plus sérieusement, comme je le dis dans mon article sur mon blog, le loup-garou fascine autant qu’il terrifie, du moins c’est ce que j’ai toujours ressenti.

Le loup est un de mes animaux favoris, pour son côté sauvage (proche de la nature), protecteur, son sens de la « famille ».

Quant au garou, j’imagine que j’avais envie de creuser ce côté bestial de l’humain. Qu’est-ce qui fait de nous des humains et non des bêtes sauvages ? Ne sommes-nous pas plus proches du monstre que de l’humain ? Qui est réellement le monstre ?


6) Que représente l’écriture pour toi ?
L’écriture fait partie inerrante de ma vie. Il ne se passe pas un jour sans que je pense à mon histoire en cours, ou à de futurs récits, un personnage ou une intrigue. Je n’écris pas forcément tous les jours, mais j’essaie d’être la plus régulière possible. J’aborde des thèmes récurrents dans mes différents textes, notamment la liberté, donc j’imagine que l’écriture est pour moi une sorte de thérapie, d’exutoire.

7) Pourquoi avoir choisi de te tourner vers l’édition ?

Au départ, j’avais dans l’idée de publier en autoédition uniquement, mais je pense que j’avais besoin d’avoir la confirmation que ce que j’écrivais pouvait aussi être publié en maison d’édition. Une sorte de reconnaissance. Que cette histoire (au moins) pourrait plaire à un comité de lecture et à un éditeur (une éditrice, en l’occurrence :P ). Comme beaucoup de créatifs, je souffre d’un important syndrome de l’imposteur, et si je parviens aujourd’hui à le dompter, il revient parfois à la charge.

L’avantage avec l’édition c’est que j’ai moins de choses à m’occuper moi-même et je peux mieux me concentrer sur l’écriture en elle-même.

8) As-tu d’autres projets en cours ou à venir ?

*tend son carnet de note à une page où se trouve une longue liste* Voilà, j’ai plus d’une quinzaine de projets de romans (et pas que) à développer dans les années à venir. Pas le temps de m’ennuyer ! La priorité actuelle c’est ma trilogie fantasy Erhetylia dont je suis en train de rédiger le premier jet (un énième premier jet en réalité…). Mais j’entends les personnages des autres histoires qui m’appellent telles des sirènes dans mon cerveau, et la tentation est grande !

Portrait chinois

Si j’étais un animal, je serais une louve. J’ai hésité avec l’aigle aussi, pour le côté libre, et le cheval (parce que je suis une grand fan de dadas) pour le côté noble. Mais quand je vois comment je me comporte avec mon fils, je me dis que je devais probablement être une louve dans une autre vie. Et puis ça va bien avec l’Esprit de meute ^^


Si j’étais une saison, je serais je serais l’automne, ses couleurs, son ambiance plus calme annonciatrice de l’hiver, ses orages fougueux (et terrifiant, je suis une vraie trouillarde mais j’adore !). Et puis, on peut enfin commencer à s’enrouler sous un plaid avec un bon thé bien chaud… oui bon, j’habite en Normandie !


Si j’étais une devise, je serais « à chaque jour suffit sa peine ». Inutile de te rajouter des problèmes, la vie se charge de t’en mettre suffisamment sur ta route.


Si j’étais un des quatre éléments, je serais le feu, évidemment ! Je suis quelqu’un de relativement sanguin, je m’emporte vite, je n’ai aucune patience. Je suis une boule de nerfs sans cesse en mouvement (bon sauf depuis que je suis maman, mais c’est une autre histoire), je n’arrête pas d’imaginer de nouveaux projets. Mais surtout je m’emporte vite ‘_’


Si j’étais un genre littéraire, je serais la fantasy. Ou la science-fiction, mais comme je suis nulle en science, on va rester sur la fantasy. J’adore imaginer des mondes, et un bestiaire qui va avec, des lois de la magie et un panthéon à son image.  


Si j’étais un livre, je serais Bilbo le hobbit. J’ai découvert ce livre à l’adolescence et il ne m’a plus jamais quittée. L’édition que j’ai dans mes étagères est horriblement déformée mais je l’adore. C’est le seul roman que je peux lire et relire sans jamais m’en lasser. C’est grâce à lui que j’ai mis un pied dans l’univers de Tolkien.


Si j’étais un film, je serais La communauté de l’anneau. Oui forcément, c’est la continuité de la réponse précédente, et je pense que ça se passe de commentaire. Si seulement je pouvais vivre dans un monde où les elfes et les nains s’envoient des répliques bien placées !


Si j’étais un personnage de fiction, je serais Geralt de Riv (désolée, aucun personnage féminin ne m’a vraiment marqué autant que lui jusqu’à maintenant…). Peut-être est-ce parce que je me suis toujours sentie différente et pas à ma place ? Ou parce que j’adore sa répartie, sa puissance et son mystère.


Si j’étais un super pouvoir, je serais la téléportation, pour pouvoir conduire mon fils chez son père tous les weekends sans avoir à me taper 3h de route. Mais aussi et surtout pour rendre visite à mes proches qui sont loin (ahah ! ça doit sans doute porter un nom cette figure de style ?)


Si j’étais une créature imaginaire, je serais un dragon, bien sûr ! Dans les différentes mythologies, j’ai toujours été attirée par les dragons, quelque soit leur forme, leur pouvoir, leur symbolique. Je m’en suis même fait tatouer un dans le dos.