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KeoT

 

 

  Depuis l’enfance déjà, c’est à travers deux fenêtres que KeoT observait le monde : les ordinateurs, et l’imaginaire. Ce sont les deux axes qui l’ont toujours suivi, et qui continuent de structurer ses thèmes d’écriture.


  De fait, il aime quand les deux se mélangent, la fantasy qui s’hybride de cyber-choses, la chair avec le métal, le silicium qui voisine avec des entités innommables, tentaculaires, ineffables (ajoutez les adjectifs lovecraftiens à la suite).


 Pour ses influences, références, et grands maîtres littéraires, citons dans un ordre assez chronologique : R.L. Stine, K.A. Applegate, H.P. Lovecraft, Aloysius Bertrand, William Gibson, et l’entité bicéphale L.L. Kloetzer. Mentionnons aussi les doutes et expérimentations du Nouveau roman, avec un Claude Simon en tête.

Interview

1) Pourrais-tu nous présenter ton parcours en tant qu’auteur ?
J’ai commencé à écrire il y a un peu plus de dix ans, quelques nouvelles éparses surtout dans du fantastique d’inspiration lovecraftienne. Depuis bientôt trois ans, je me consacre à l’écriture, toujours sur du format plutôt court (nouvelles et novellas), et j’ai eu neuf publications en tout dans des revues et anthologies papier ou numérique, toujours dans la littérature de l’imaginaire. J’ai beaucoup écrit en me basant sur des appels à textes, ça m’a énormément aidé à garder un rythme productif. Récemment, j’ai préparé un recueil en science-fiction et thriller technologique avec généralement un peu d’anticipation, ce sont les deux genres que j’ai le plus travaillés ces deux dernières années. Je l’ai envoyé à plusieurs éditeurs. On verra bien ! 

2) D’où vient ton pseudo  ?
Je voulais quelque chose qui ne sonne pas vraiment comme un « vrai » nom, qui puisse faire un peu nom de code ou surnom… Pour partir sur une base, j’ai joué avec le son de mes initiales civiles, inversé, reinversé, rerereinversé, et puis ajouté cette typographie avec la majuscule finale. J’aimais bien mais c’est une fausse bonne idée en même temps, car on peut facilement croire que c’est un genre de prénom, « Keo », et une initiale, avec le « T »… 

3) Peux-tu nous parler d’Urbex en quelques mots  ?
C’est l’un des derniers textes que j’ai écrit en fantastique, il y a deux ans environ. Il était prévu pour l’appel à texte d’une maison d’édition qui a fermé ses portes entre temps, sur le thème « Halloween ». C’est la version bien plus « light » d’une idée que j’avais depuis longtemps avec des créatures surnaturelles qui « squattent » un bâtiment abandonné, et sont dérangées par des urbexers. Au départ, je pensais en faire un récit bien plus horrifique et violent, avec des personnages adultes et une représentation de l’horreur plus frontale, où des Kobolds maléfiques auraient manié un arsenal bricolé de machines infernales et de pièges mortels… Mais au final je ne m’y suis jamais attelé, car je pense que je ne suis pas si à l’aise que ça avec l’horreur trop trash. Du coup quand j’ai vu cet appel à texte sur Halloween, ça m’a rappelé le style des Chair de Poule que je lisais petit, et je me suis dit, pourquoi pas plutôt tester dans ce ton ! 

4) Pourquoi aborder le thème de l’urbex  ?
J’aime beaucoup les photos d’urbex, je m’y intéressais pas mal à une période, des amis s’y mettaient et je voyais passer leurs albums sur Facebook, et ces décors délabrés m’inspiraient bien. Comme les bâtiments abandonnés, les ruines, etc, sont des lieux classiques dans l’imaginaire fantastique, c’est ce qui m’a donné l’idée de départ de la version du texte plus horrifique dont je parlais. Des urbexers qui dérangent des créatures qui se cachent dans les ruines pour préparer des méfaits et/ou se dissimuler des humains dans l’absolu… 

5) Est-ce que tu pratiques, comme tes héros, les découvertes urbex ?
Non, pas vraiment, j’ai bien visité quelques bâtiments d’une grande ferme en ruine il y a des années, mais c’était par pur hasard lors d’une balade avec un groupe d’amis, on avait pas fait de recherches pour trouver des sites à explorer comme font les véritables adeptes de l’urbex. Pour être honnête, je pense que je suis un peu trop trouillard… Pour des risques bien moins exotiques que de rencontrer des créatures surnaturelles, haha ! Juste, un plafond qui tombe, un plancher qui s’effondre, une mauvaise rencontre… 

6) Quel lieu as-tu choisi pour ton histoire ? Est-ce pour une raison particulière ?
Urbex se déroule dans le Maine, à la fois en double clin-d’œil/hommage à Stephen King et à l’univers du jeu The Secret World (qui doit déjà faire référence à l’œuvre de King au départ…), et car on y trouve le genre de paysage qui fait bien « halloweenesque » selon moi avec ses grandes forêts… Quant au lieu d’urbex que visitent les personnages, c’est une tannerie, car en faisant quelques recherches j’ai vu que cette industrie était présente dans cet État. Je crois même que j’avais trouvé précisément des photos d’urbex dans une ancienne tannerie du Maine… 


7) Tu présentes souvent Urbex comme une nouvelle chairdepoulesque, est-ce que ce côté était recherché au moment de l’écriture ?
Oui, sans chercher à faire du pastiche de R.L. Stine, je voulais essayer de faire quelque chose dans cet esprit. Comme je disais plus haut, je n’arrivais pas à me motiver à traiter cette idée d’urbexers et de kobolds en horreur pure, j’ai testé du fantastique au ton plus soft ! Vu que l’œuvre de Stine a vraiment marqué toute ma jeunesse de lecteur, c’était l’occasion de tenter un petit hommage. 

 

8) Est-ce que le fantastique est ton genre de prédilection ?
Avec la SF, c’est l’un des genres que je préfère, mais j’ai beaucoup moins travaillé dessus ces deux dernières années. J’aimerais bien m’y remettre, peut-être en retournant aux origines de mes premiers textes dans le genre, avec des inspirations un peu lovecraftiennes… Dans l’idéal, je voudrais mêler enquête type polar ou thriller et fantastique, c’est vraiment la mouture qu’il me plairait bien de tester. 

8) Tu sembles très actif, peux-tu nous parler de tes différents projets ?

J’essaye de l’être en tout cas, haha ! En ce moment, je travaille sur une novella de fantasy pour un appel à textes qui demande de mêler littérature de l’imaginaire et polar noir. Je travaille peu sur la fantasy, mais justement j’aime bien y revenir de temps en temps pour changer. Et sinon, dans les prochains mois, j’aimerais amorcer un projet long format, type roman. La base sera un schéma d’enquête, polar ou thriller, mais je ne suis pas encore décidé entre fantastique et science-fiction (ou même à nouveau fantasy)…  Mais globalement oui, passer à du format long va être au cœur de mes projets littéraires pour l’avenir.

Portrait chinois

Si j’étais un animal, je serais un corbeau, c’est cliché pour un gothique/métalleux mais j’aime bien leur cri dans le lointain, avec l’atmosphère qui va de pair avec la question suivante d’ailleurs… 

 

Si j’étais une saison, je serais l’automne, la saison qui m’inspire par excellence, avec la brume, les feuilles couleur rouille, le temps qui se rafraîchit… Là aussi, c’est cliché, oui, oui, j’assume, hahaha !

 

Si j’étais une devise, je serais l’une de celles que j’ai parfois vues associées au mouvement cyberpunk : « No future ? Future is now ! ». Parce que je ne peux pas m’empêcher d’être fasciné par notre environnement technologique et son évolution en une ou deux dizaines d’années, et à quel point tout ça nous est devenu si fondamentalement ordinaire et commun que la plupart du temps, on ne prend même plus conscience de son caractère tellement « futuriste », justement… 

 

Si j’étais un des quatre éléments, je serais le métal \m/. Juste pour le fun de l’analogie musicale…  Et parce que j’aime bien l’esthétique biomécanique, le mélange chair/machine.  

 

Si j’étais un genre littéraire, je serais le cyberpunk, ou plutôt le postcyberpunk, anticipation en futur proche qui prédisait l’omniprésence du net, le pouvoir du secteur privé, l’hybridation humain-machine… Autant de thèmes qui me fascinent en fiction ! 

 

Si j’étais un livre, je serais Code source, de William Gibson, le choix est très difficile mais c’est l’un de mes romans préférés, et j’ai une grande empathie pour le personnage de Hollis Henry, ancienne rockeuse devenue journaliste pigiste par défaut.

 

Si j’étais un film, je serais Blade Runner 2049, l’un des films qui m’a le plus marqué ces dernières années pour l’esthétique contemplative, les musiques, la fin… Et puis, cyberpunk oblige ! 

 

Si j’étais un personnage de fiction, je serais un membre du culte de la Machine dans Warhammer 40.000, parce que se transformer progressivement en cyborg, c’est quand même la Classe. 

 

Si j’étais un super pouvoir, je serais l’immortalité, parce qu’en tant qu’adepte transhumaniste revendiqué, c’est un sujet qui me tient particulièrement à cœur. 

 

Si j’étais une créature imaginaire, je serais un squelette mort-vivant, juste parce j’aime bien les morts-vivants, et j’aime bien les squelettes ! \o/