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Chris Auguste

   

Originaire de Belgique où elle a terminé avec succès des études d’institutrice primaire, Chris est arrivée en France il y a maintenant douze ans. Après une formation de quatre années au théâtre et au cinéma, elle s’est tournée vers les mots et la magie de les lier.


    Elle a eu l’occasion de travailler pour un magazine de séries TV en tant que correctrice. De rencontres en expériences diverses en amateur, elle a pu intégrer sa première maison d’édition en tant que correctrice.


  À présent, forte d’une formation de formateur en orthographe, la voici au sein de notre maison d’édition pour apporter sa pierre à cet édifice.


    Auteur dans l’âme, elle a publié son premier roman, In Real Life en mai 2017.

Interview

1) Pourrais-tu nous présenter ton parcours en tant qu’auteur ? 
Mon parcours d’auteur a débuté en 2011. L’envie d’écrire était bien présente avant, mais je n’osais pas me lancer, de peur de n’avoir rien à raconter. Un de mes amis proches était lui-même en train d’écrire son premier roman. Il m’a encouragée à commencer et m’a même recommandé un ouvrage pour m’aider dans ma démarche (L’Anatomie du Scénario de John Truby) qui lui avait permis de se lancer.
J’avais depuis longtemps une idée de roman, mais je ne voulais pas commencer avec un projet d’une telle ampleur (il se décline sur trois tomes). Pour débuter, je me suis lancée dans une fanfiction que je publiais régulièrement sur Internet. Cette histoire, que je concevais comme une nouvelle, compte actuellement soixante-deux chapitres répartis dans trois parties. 
L’intérêt montré par les internautes et l’aide que j’ai pu trouver sur certains forums m’ont ainsi encouragée à continuer. Je me suis donc lancée sur mon projet de trilogie, ainsi que sur d’autres histoires en parallèle (une deuxième fanfiction et un roman contemporain, IRL, entre autres). Depuis, même si j’ai connu des périodes de vide littéraire (syndrome de la page blanche), je n’ai pas arrêté de créer.

2) Peux-tu nous parler d’IRL en quelques mots ?
IRL est un roman que j’ai écrit pour participer à un concours. J’ai abandonné mes autres écrits du moment pour me consacrer entièrement à cette histoire. Le thème était les moyens de communications d’hier, d’aujourd’hui et de demain. J’ai donc choisi de traiter des relations sur le net. 
J’ai moi-même lié plusieurs amitiés par ce biais et j’y ai rencontré des personnes formidables qui m’ont énormément apporté. Avec Angela, je voulais montrer, avant tout, les bons côtés de cet outil. Cependant, il ne faut pas oublier qu’il n’y pas que des gens bien intentionnés sur la toile. Je pense qu’il faut avoir conscience de tout cela en s’y aventurant.
Pour écrire ce roman, je suis partie des personnages et de leur histoire familiale. Au début de l’écriture, je ne savais pas exactement où Angela allait m’emmener. Je n’ai pas spécialement écrit de plan pour l’histoire, je me suis laissé guider, même si le gros du déroulement était prévu. 


3) Dans ton roman, tu parles du mal-être adolescent, est-ce un sujet qui te tient à cœur ?
Oui, ce sujet me tient beaucoup à cœur, car j’ai moi-même été dans ce cas. C’est un fléau qui touche malheureusement beaucoup trop de personnes. Je sais aujourd’hui que ce mal-être peut être temporaire et qu’on peut toujours s’en sortir, mais c’est difficile à concevoir quand on se trouve pris dans ce sentiment négatif. On dit souvent que pour se sortir des ennuis, il faut en avoir une vue extérieure. Maintenant, quand je revois mes années d’adolescence, je le comprends, mais ce n’était pas le cas quand je me débattais avec ce problème.
Avec ce roman, j’espère pouvoir montrer à tous ceux qui vivent cette situation que ça vaut le coup de se battre. Il existe un moment dans la vie où on comprend que le plus important n’est pas ce que l’on croit. Chaque personne a de la valeur, même si personne ne la voit à un moment donné. L’adolescence ne dure pas. 

4) As-tu éprouvé des difficultés à incarner un personnage adolescent ?
La grosse difficulté résidait dans la façon dont le personnage pouvait s’exprimer. J’avais peur d’utiliser un vocabulaire qui ne serait pas son âge. C’est la raison pour laquelle j’avais commencé à écrire le roman à la troisième personne. Ainsi les mots choisis venaient d’une personne extérieure. Cependant, l’histoire racontée par son personnage principal est beaucoup plus immersive. J’ai donc pris la décision de changer le point de vue du narrateur.
Lors de la première phase d’écriture, j’avais ainsi un regard extérieur, mais j’ai cherché avant tout à me mettre à sa place afin de ressentir ses émotions et d’imaginer ses réactions en me demandant comment je me comporterais dans une situation semblable. Je travaille encore de cette façon.
En passant en « je », j’ai dû faire quelques ajustements, notamment dans le choix du vocabulaire pour qu’il soit plus proche de son âge. Je me suis rappelé ma façon de m’exprimer à cet âge en repensant à mes propres expériences. Un auteur met souvent une partie de lui dans ses romans et je ne suis pas une exception à la règle.

5) Pourrais-tu te décrire comme une auteure touche à tout ?
Oui et non. 
Oui, car j’aime apprendre et tenter de nouvelles expériences. Mes premiers écrits sont plutôt du genre fantastique. IRL est un roman contemporain et mon prochain projet se classe plutôt dans la science-fiction. 
Non, car certains genres me posent encore des difficultés. J’ai, par exemple beaucoup de mal avec les histoires d’amour. Je ne dis pas que mes personnages ne tomberont jamais amoureux, mais ce ne sera probablement jamais le thème principal d’un de mes écrits.

6) Que représente l’écriture pour toi ?
L’écriture, c’est un rêve qui se réalise. J’ai cette envie depuis très longtemps, mais je ne savais pas quoi écrire ni comment m’y prendre. Je me souviens que, durant mes études d’institutrice primaire en Belgique, j’avais participé à trois jours de formation durant laquelle j’avais opté pour un atelier d’écriture et c’est exactement l’explication que j’avais donnée à ce moment-là. J’avais vingt et un ans. 
Aujourd’hui, c’est une activité à laquelle je reviens toujours, même si je n’ai pas toujours le temps de m’y consacrer. Les activités professionnelles et le reste peuvent souvent prendre beaucoup d’importance. 

7) Pourquoi avoir choisi de te tourner vers l’édition ?
J’ai choisi l’édition pour pouvoir partager cette expérience avec d’autres personnes.
Lors de mes débuts, je publiais mes écrits sur des sites spécialisés et je dois dire que le succès a vite été au rendez-vous. J’en ai moi-même été très surprise et heureuse. 
Dans le cas d’IRl, si l’histoire que je raconte peut aider des adolescents dans la même situation qu’Angela, j’en serais très heureuse. Je sais que ce n’est pas toujours facile et que les problèmes d’estime de soi peuvent encore aggraver la situation.

8) As-tu d’autres projets en cours ou à venir ?
Mon projet en cours est un travail de longue haleine. La trilogie que j’avais mise de côté pour écrire IRL. Je l’ai commencée il y a quelques années et je l’ai, à plusieurs reprises, mise de côté pour travailler sur d’autres projets. Je viens d’en terminer le tome 1. L’héroïne est encore une adolescente, du moins dans ce premier volet.
J’ai également le projet d’écrire un roman historique, mais je vais devoir commencer par effectuer des recherches importantes. Les idées ne manquent pas.

 

Portrait chinois

Si j’étais un animal, je serais un chat. J’ai pratiquement toujours vécu avec des chats. J’en ai actuellement deux, deux adorables boules de poils de 10 mois. De plus, ne dit-on pas que le chat est le compagnon idéal des écrivains, d’où son appellation de « greffier » ?

 

Si j’étais une saison, je serais l’automne. J’aime ce moment entre l’été et l’hiver où les températures commencent à descendre. Il règne une ambiance de crépuscule qui me correspond bien.

 

Si j’étais une devise, je serais « Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. » J’aime cette idée que rien n’est joué au départ et que tout peut s’améliorer dans la vie. Même si on ne tire pas les bonnes cartes à la naissance.

 

Si j’étais un des quatre éléments, je serais l’eau. Quand on regarde les fleuves et les rivières, on les voit suivre un chemin préétabli, c’est-à-dire qu’elle suit son lit. Cependant, il peut arriver qu’elle prenne des chemins détournés (en cas de crue principalement), mais elle finit toujours par arriver là où elle doit être (un fleuve ou la mer). J’aime cette idée que peu importe le chemin que l’on emprunte, on arrivera forcément là où on doit être. La seule différence se trouvera dans la longueur du chemin et dans les expériences que l’on fera sur la route.

 

Si j’étais un genre littéraire, je serais le roman historique. C’est un genre que j’apprécie fortement, car il cumule mon intérêt pour l’histoire avec un grand h et les histoires en général. C’est plus facile de retenir les événements en lisant des romans qu’en suivant un cours, même intéressant. J’ai toujours eu du mal à retenir les dates, alors que je n’ai pas de problèmes particuliers avec les mots.

 

Si j’étais un livre, je serais L’Alchimiste de Paulo Coelho. J’ai été touchée par le message profond de ce livre et je recommande cet auteur. La plupart des gens cherchent loin ce qu’ils ont devant les yeux et mon parcours de vie en est la preuve. J’ai quitté ma Belgique natale et je n’ai réussi qu’à me découvrir moi-même.

 

Si j’étais un film, je serais Le Débutant de Daniel Janneau avec Francis Perrin. Il raconte l’histoire d’un homme qui abandonne tout pour vivre sa passion du théâtre. Le théâtre est une de mes passions et j’ai suivi des cours sur Paris lors de mon arrivée en France. Actuellement, j’utilise ce que j’y ai appris dans ma démarche d’écriture. C’est ce qui me permet de me mettre vraiment à a place de mes personnages.

 

Si j’étais un personnage de fiction, je serais Beth dans Les Quatre Filles du Docteur March. Ce personnage a un côté très touchant et je me retrouve en elle par plusieurs aspects, comme sa sensibilité.

 

Si j’étais un super pouvoir, je serais l’ubiquité. Il m’arrive régulièrement de me trouver dans deux endroits en même temps : le corps ici et la tête ailleurs. Et la vérité est ailleurs…

 

Si j’étais une créature imaginaire, je serais une elfe. J’aime leur côté naturel. Ils vivent souvent dans des forêts magnifiques et vivent en symbiose avec elle. J’aime le respect qu’ils ont également les uns pour les autres ainsi que pour toutes les autres créatures. Cela montre un grand degré d’empathie. Leurs attitudes et leur façon de vivre pourraient, selon moi, éviter de nombreux problèmes relationnels que nos vivons parfois.