Célia Rodmacq

Célia naît en 1991 au pied des Alpes et développe très tôt deux appétits parallèles : l’un pour la gastronomie locale, l’autre pour nombre d’œuvres cultes qui nourrissent son imagination.

Voulant s’essayer à ses propres recettes et étant dépourvue de talent culinaire, elle opte pour le mélange d’histoires écrites et dessinées. Aujourd’hui diplômée en architecture et en urbanisme, elle alterne entre la création d’espaces bien concrets et celle d’univers scripturaux, qui lui demandent toutes deux beaucoup de minutie, de persévérance et de mégalomanie.

 

Aussi bien inspirée par les maîtres de la science-fiction que par les sorciers à lunettes, elle s’efforce de multiplier les expériences scripturales et de sortir de sa zone de confort. Après plusieurs aventures dans les genres de l’imaginaire, elle publie ainsi son premier roman policier Croix de bois, croix de fer.

Interview

1) Pourrais-tu nous présenter ton parcours en tant qu’auteur ? 
J’ai commencé à raconter des histoires en dessinant. Au collège, quand je suis passée à l’écriture proprement dite, j’ai eu la chance d’avoir des profs de français très encourageants (et indulgents…), et c’est au lycée que je me suis lancée dans mon premier projet de roman. Peu de temps après, au moment d’entrer en études supérieures, j’ai découvert la communauté Plume d’Argent et j’ai su que j’étais définitivement mordue. J’ai participé à quelques appels à textes de nouvelles (dont deux qui ont mené à des publications) puis de romans, et c’est comme ça que Croix de bois, croix de fer est devenu mon premier roman édité. 


2) Peux-tu nous parler de « Croix de bois, Croix de fer » en quelques mots ?

Croix de bois, croix de fer était originellement une novella, que j’ai décidé d’étoffer après quelque temps. Il s’agit d’un polar contemporain dont l’intrigue se déroule aux États-Unis, mêlant l’élucidation du meurtre d’un enfant et l’histoire d’une famille. On y suit le lieutenant de police Lewis Dinsie dans son passé et son présent.


3) « Croix de bois, Croix de fer » est un policier tirant sur le thriller psychologique. Est-ce ton genre de prédilection ?

Ça ne l’était pas à la base ! Je navigue plutôt dans les genres de l’imaginaire. Pour ce projet, je me lançais un défi : sortir de ma zone de confort, écrire autrement (avec un plan… !). J’ai appris énormément au cours de la rédaction et des reprises, en faisant de longues recherches ou en puisant l’inspiration là où je ne la cherchais pas forcément, et j’ai finalement appris à adorer le genre en y plongeant la tête la première.


4) Qu’est-ce qui t’a inspiré cette histoire ?
Je crois que le déclic a été le visionnage de Prisoners (Denis Villeneuve, 2013). En tant que lectrice/spectatrice, j’apprécie les énigmes et les enquêtes pour le challenge, mais les personnages et leur psychologie me fascinent beaucoup plus. Ce film m’a montré qu’il était possible de tout entrelacer, de montrer comment le « quoi » et le « qui » pouvaient s’influencer dans des histoires aussi sordides que l’enlèvement ou le meurtre. Après ça, d’autres productions comme True Detective m’ont aussi beaucoup apporté sur le travail des ambiances. Par contre, pour ce qui est de l’intrigue elle-même… je ne peux rien dire sans risquer de tout gâcher !


5) Pourrais-tu te décrire comme une auteure touche à tout  ?

J’essaye, en tout cas. En commençant à écrire, j’avais beaucoup de préjugés sur ce que j’aimais ou voulais faire. La meilleure manière de m’en guérir a été de me forcer à investir les domaines que je rejetais seulement parce que je les connaissais mal. Si mes premiers projets versaient dans la fantasy (et le plagiat éhonté du Seigneur des Anneaux), je me suis ensuite tournée vers l’urban fantasy, la science-fiction, la romance réaliste, l’historique, le polar…


6) Que représente l’écriture pour toi ?
Des choses très variables selon la période ou mon état d’esprit : une récompense, une échappatoire, une béquille, parfois une souffrance vu les états pas possibles dans lesquels ça peut me mettre… C’est devenu une évidence, en tout cas, puisque je n’envisage plus d’arrêter. En fait, ça me fait un peu peur d’imaginer qu’un jour je pourrais perdre l’envie. Qu’est-ce qu’on fait de son existence quand on ne s’échappe pas à bord d’un vaisseau spatial pendant des heures ?!


7) Pourquoi avoir choisi de te tourner vers l’édition ?

C’était avant tout une manière d’aller au bout des choses. J’avais bien conscience en écrivant, même en terminant un roman, que la route restait longue avant que des inconnus découvrent et partagent mes histoires. C’était également important pour moi de me confronter à un avis aussi objectif que possible, professionnel en tout cas. L’édition traditionnelle pouvait m’apporter tout ça, d’autant que je ne pensais pas avoir les épaules assez larges pour porter toutes les casquettes de l’autoédition (je porte mes casquettes sur les épaules et mes chaussures sur les oreilles). Les Éditions de la Caravelle assurent en plus un suivi personnalisé, ce qui est très rassurant et très formateur pour une première expérience dans le monde de l’édition.


8) As-tu d’autres projets en cours ou à venir ?
Je travaille actuellement sur une saga de science-fiction en quatre tomes dont j’ai terminé la rédaction cette année. Pour la suite, j’ai un projet de recueil de novellas, un autre roman sur le feu, et des dossiers pleins d’idées qui ne demandent qu’à se concrétiser !

 

Portrait chinois

Si j’étais un animal, je serais... un hérisson, si j’en crois les tests de Patronus. Douce d’un côté et irritante de l’autre ? En tout cas, il paraît que l’expression « qui s’y frotte s’y pique » me correspond bien…


Si j’étais une saison, je serais... l’automne, quand il commence à pleuvoir et qu’on a une bonne excuse pour ne plus sortir de chez soi. Les feuilles qui tombent et le vent qui gémit s’accordent bien à mes humeurs d’artiste torturée, aussi.


Si j’étais une devise, je serais... « Soyez vous-même, les autres sont déjà pris ». Je suis assez attachée à l’idée d’être fidèle à sa nature et à ses principes, mais aussi à l’idée que « les autres » sont une notion très vaste et très riche.


Si j’étais un des quatre éléments, je serais... l’air, pour le temps que je passe à la dérive, et pour une certaine tendance à tourner brusquement…


Si j’étais un genre littéraire, je serais... la science-fiction, sans hésiter. L’idée qu’une explication rationnelle n’empêche pas les prouesses et les merveilles satisfait mon esprit contradictoire de rêveuse pragmatique.


Si j’étais un livre, je serais...  Des souris et des hommes, de John Steinbeck. Pour la force de l’amitié, les rêves partagés, et parce qu’à chaque fois que je le relis, je ne peux pas m’empêcher d’espérer que cette fois, Lennie aura sa ferme.


Si j’étais un film, je serais... Inside Llewyn Davis, parce que je partage le sentiment d’inadaptation de ce pauvre Llewyn et son amour de la musique et des chats. Et puis il a ce petit décalage propre à tous les films des frères Coen qu’on est jamais sûrs de comprendre complètement et qu’on adore pour ça.


Si j’étais un personnage de fiction, je serais... peut-être Arthur, dans Kaamelott. Je n’ai pas du tout l’âme d’une meneuse, mais j’essaye souvent de cacher mon cœur tout mou derrière le sarcasme.


Si j’étais un super pouvoir, je serais... la télékinésie, pour ouvrir le frigo sans me lever et envoyer valdinguer les gens qui envahissent mon espace vital.


Si j’étais une créature imaginaire, je serais...un Hobbit, à cause de la taille et de la capillarité (je ne me prononcerai pas sur la pilosité des pieds), mais aussi parce qu’on partage le goût de la bonne bouffe et de la boisson mousseuse.

Éditions de la Caravelle

6 rue du Four
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